Dieu a créé notre cerveau pour qu’il puisse traiter les informations transmises par les cinq sens dans des contextes de stimulation naturelle. Contempler un beau ciel ou un magnifique paysage, ou encore écouter le chant gai des oiseaux ou le joyeux clapotis d’une rivière, voilà autant d’exemples de stimulation naturelle et adéquate à laquelle notre cerveau peut donner un sens.

« Écouter le chant gai des oiseaux ou le joyeux clapotis d’une rivière, voilà autant d’exemples de stimulation naturelle et adéquate à laquelle notre cerveau peut donner un sens. »

Des recherches ont démontré l’importance de stimuler les enfants dès leur naissance. En effet, des études réalisées sur plusieurs dizaines d’années ont démontré les effets néfastes d’un manque de stimulation en bas âge. L’une de ces études a comparé, à l’aide d’une imagerie par TEP[1], le cerveau de deux enfants fréquentant la maternelle. L’un d’eux avait eu une petite enfance normale et l’autre avait vécu ses premières années dans un orphelinat où il avait été terriblement négligé. L’imagerie du cerveau de l’enfant qui avait grandi en recevant de l’attention et des soins montrait une saine activité tandis que celle de l’enfant négligé lorsqu’il était tout petit ne présentait aucune activité, indiquant des troubles d’apprentissage et de développement.

En revanche, l’autre extrême, soit la surstimulation du cerveau, est tout aussi préjudiciable. Le docteur Dimitri Christakis, chercheur scientifique et pédiatre à l’Hôpital pour enfants de Seattle, s’est penché sur le développement du cerveau des enfants. Il s’est notamment intéressé aux effets à longs termes du temps passé devant le téléviseur. Saviez-vous que l’âge moyen où les enfants commencent à écouter la télévision est passé de quatre ans, en 1970, à quatre mois aujourd’hui, et qu’un enfant typique de moins de cinq ans regarde en moyenne quatre heures et demie de télévision par jour, soit 40 % de son temps éveillé? Saviez-vous que le cerveau d’un nouveau-né pèse environ 333 g, triplant sa grosseur durant les deux premières années de la vie pour continuer à grandir jusqu’à l’âge de 20 ans, mais jamais dans des proportions aussi importantes qu’au cours des deux premières années?

Concernant la consommation télévisuelle, des tests ont été effectués sur des enfants en leur présentant des programmes où l’action se déroulait de façon continue et les changements de scènes se succédaient aux trois secondes, comme dans la plupart des programmes télévisés pour enfants. Les résultats ont démontré que chaque heure de visionnement avant l’âge de trois ans augmentait de 10 % les risques de développer plus tard des problèmes d’inattention à l’école. Ainsi, trois heures de télévision par jour avant l’âge de trois ans augmentent de 30 % les risques liés aux problèmes de concentration. Qui plus est, il s’agit d’une stimulation cérébrale artificielle, car le cerveau chez des enfants de cet âge n’est pas en mesure de dégager une compréhension cohérente

« Les études ont démontré que […] les risques de développer des problèmes d’inattention à l’âge scolaire diminuaient de 30 % par heure d’activité quotidienne offrant au cerveau une stimulation saine et naturelle. »

de ce qu’il voit, puisqu’il n’existe en fait aucune véritable cohérence dans le contenu des scènes visionnées ni dans leur enchaînement. À quand remonte la dernière fois où, dans le monde réel, vous avez vu des personnages voler comme des fusées et environnés d’étincelles? Ou contemplé dix angles de vue différents en l’espace de quinze secondes? Il faut comprendre que ce n’est pas le contenu du programme télévisé qui retient l’attention de ces petits téléspectateurs, mais plutôt les changements d’images rapides et incessants. Ces défilés stroboscopiques les hypnotisent.

Par contraste, les mêmes études ont démontré que lorsque les parents faisaient des activités de nature cognitive avec leurs enfants, comme leur faire la lecture, visiter un musée avec eux ou leur chanter des chansons, les risques de développer des problèmes d’inattention à l’âge scolaire diminuaient de 30 % par heure d’activité quotidienne offrant au cerveau une stimulation saine et naturelle. [1]

La consommation régulière, pour ne pas dire excessive, d’émissions télévisées conditionnent les enfants, de même que les adultes, à s’habituer à des réalités qui n’existent pas et à trouver la vraie vie monotone, trop lente et manquant d’action. Il devient alors ennuyeux de se concentrer, de faire des efforts persévérants sur une longue période de temps, de se restreindre, de s’adonner à des activités ordinaires, de lire sa Bible, d’écouter un sermon, de réfléchir à la vie éternelle. Psaumes 46:11 dit : « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu. » Saisir le sens de la vie présente et à venir nécessite du temps et des efforts appliqués. Le Seigneur nous a donné ce précieux organe qu’est le cerveau pour contempler les réalités terrestres et célestes. Appliquons-nous donc à stimuler le cerveau des enfants et le nôtre de façon intelligente… et naturelle!

Références :[1] L’imagerie par TEP (tomographie par émission de positrons) est un examen d’imagerie en médecine nucléaire permettant d’évaluer la fonction biologique des cellules et des organes, qu’elle soit normale ou anormale.

Remarque : L’ensemble des données présentées dans cet article provient de la présentation By Beholding We Become Slaves, trouvée sur le site www.audioverse.org/english.